Sous-titres ou langue des signes ? Voici comment trancher sans se tromper, à partir de qui vous voulez vraiment atteindre.

Comprendre les deux publics

Le public sourd et malentendant n'est pas homogène, et c'est la clé du choix :

  • Des personnes dont la langue première est la LSF. Pour elles, le français écrit est une langue seconde. Un sous-titre, surtout rapide, ne donne pas le même accès qu'une interprétation en langue des signes.
  • Des personnes qui lisent aisément le français, notamment beaucoup de personnes devenues sourdes ou malentendantes. Pour elles, un bon sous-titrage SME suffit souvent.

Choisir, c'est d'abord se demander qui vous voulez atteindre.

Les sous-titres SME : la base incontournable

Quel que soit votre choix, le sous-titrage SME est le socle. Il est attendu dans le cadre de l'accessibilité numérique, il couvre un large public, et il sert aussi tous ceux qui regardent sans le son. C'est le minimum à prévoir pour toute vidéo destinée à être diffusée largement.

L'incrustation LSF : pour viser juste

Ajouter une fenêtre LSF a tout son sens quand :

  • Votre vidéo s'adresse explicitement au public sourd signant (campagne d'information, message institutionnel, contenu de service public).
  • Le sujet est sensible ou important, et vous voulez qu'il passe dans la langue première des personnes concernées.
  • Vous portez une démarche d'accessibilité lisible et assumée.

Comment je vous aide à décider

En pratique, je vous pose trois questions : à qui s'adresse cette vidéo, où sera-t-elle diffusée, et quel est l'enjeu du message. À partir de là, je vous oriente :

  • Vidéo grand public, message courant : sous-titres SME.
  • Vidéo destinée ou ouverte au public sourd signant, message important : sous-titres SME + incrustation LSF.

Je ne vous proposerai jamais d'ajouter une fenêtre LSF « pour faire bien » si votre public ne la lit pas. L'accessibilité utile, c'est celle qui correspond aux personnes que vous voulez vraiment toucher.

Pour démarrer

Pas sûr de ce qu'il vous faut ? Décrivez-moi votre vidéo, son public et sa diffusion : je vous dis ce qui est réellement nécessaire, sans surcharge inutile. Voir aussi le sous-titrage et la vidéo.

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